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« L’idée est de recruter des collaborateurs qui nous ressemblent »

Fondateur et dirigeant de Basilic & Co, Laurent Bassi revient sur la conception et la réalisation de son projet autour de la pizza de terroir. Un projet ambitieux, axé sur l’économie positive, qui porte ses fruits puisque l’entreprise ne cesse de croître. Pour preuve, l’ouverture de nouvelles franchises.

Le 13 fév. 2018 Illustration « L’idée est de recruter des collaborateurs qui nous ressemblent »
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Comment l’idée du concept vous est venue ? Cela vient d’un constat assez simple. En 2003, j’étais étudiant et j’étais fan du produit, la pizza. Je ne comprenais pas que l’on ne puisse pas se restaurer de manière qualitative, équilibrée et saine. Il y avait beaucoup de produits américains, très industriels. Et je pensais qu’il y avait mieux à proposer notamment dans un pays comme la France, avec une éthique forte en ce qui concerne la gastronomie. Ce qui est aussi le cas pour la pizza en Italie.

Quel était le positionnement de départ ? De mettre un petit coup de pied dans la fourmilière ! De prouver que l’on peut manger un produit, sainement et en se faisant plaisir, avec des ingrédients de producteurs, de terroir, qui ont une vraie éthique sur la conception de leurs produits (coopératives, artisans). D’offrir des bons produits à des prix abordables, surtout si on travaille correctement son positionnement.

Votre pizza de terroir a-t-elle connu le succès rapidement ? En 2004, notre premier établissement était un laboratoire qui nous permettait de tester notre concept de pizza de terroir. Au début, nous avons eu des contraintes liées au concept. On a eu beaucoup de mal à trouver des fournisseurs haut de gamme. Il a fallu leur faire goûter pour qu’ils acceptent de nous les vendre. Ils avaient une mauvaise image de la pizza et avaient peur de nous voir massacrer leurs produits. Finalement, notre concept a été bien accueilli et nous avons eu l’envie de développer cela tout en créant une économie positive.

Pouvez-vous expliquer cette notion d’économie positive ? Ce doit être une chaîne sans fin. Où j’achète les produits ? A qui ? Acheter à un certain prix car je trouve logique de récompenser du bon travail. Avoir un restaurant efficient et adapté, avec du matériel sur mesure pour donner du confort aux collaborateurs pour faciliter leur quotidien. Avoir moins de collaborateurs, plus polyvalents, avec un réel intérêt pour le métier. Ce qui permet de mieux les payer également. Je voulais retrouver l’énergie, la bonne humeur et l’entraide qu’il y a dans le milieu associatif. L’idée est de recruter des collaborateurs qui nous ressemblent. Qu’ils ne soient pas là pour l’argent ou leur l’image, mais pour défendre des vraies valeurs. En tout cas, les miennes.

Que vous ont apporté les outils TTI Success Insights? Lors de mes études, j’ai été formé à un management scolaire. Au début de l’aventure, il y a eu quelques « clashs » car les collaborateurs ne comprenaient pas ma vision. Et pour être honnête, j’ai galéré jusqu’à trouver des solutions de sélection de collaborateurs adaptées à mon modèle. C’est-à-dire, recruter autour des valeurs plutôt que du savoir-faire. Avec les outils TTI Success Insights, ma sélection du franchisé est désormais plus fine. Comment, demain, je vais pouvoir tracer son plan de carrière et l’accompagner en connaissant ses aptitudes ou lacunes.

Le savoir-être a toujours été au cœur de vos décisions ? Au début, je pensais qu’il fallait avoir des compétences techniques. J’ai vite changé d’avis. Ce n’est rien du tout par rapport à qui on est, à ce que l’on veut faire. L’important, c’est la bonne humeur, le partage, l’entraide, les belles valeurs de l’humanité. Cela peut paraître bizarre, mais pour moi, le meilleur des managements, c’est quand il n’y en a pas. Si l’on doit manager au quotidien, c’est qu’on a mal choisi son équipe. L’équipe doit se manager elle-même. Cela veut dire qu’il y a les bonnes recrues aux bons endroits. A partir de là, toutes les personnes vont être moteurs. Je suis convaincu de cela, c’est ma vision.

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