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Génération Y, Digital Natives, Enfant du net, Why, ou encore Peter Pan, nombreux sont les noms donnés aux personnes issues des nouvelles générations. Ceux nés après 1979 qui ont investi ou s’apprêtent à rentrer dans le monde du travail. Les clichés sont légion ainsi que les stéréotypes qui leur collent à la peau. Certaines attentes sont réelles, tandis que d’autres relèvent du stéréotype pur et dur. Et si on arrêtait de stigmatiser cette nouvelle génération et qu’on tentait plutôt de comprendre ce dont elle a besoin pour s’épanouir.

Halte aux clichés

Si l’on en croit les nombreux articles, dossiers et autres chroniques sur cette Génération Y, une personne née après les 1980 est facilement identifiable en entreprise :

  • l’informatique et les outils numériques n’ont plus aucun secret pour elle
  • les réseaux sociaux font partie intégrante de son quotidien
  • le télétravail est devenu une seconde nature
  • l’autorité lui pose un sérieux problème
  • c’est une éternelle insatisfaite

Voici typiquement le genre de raccourcis que l’on peut lire et entendre au sujet des « Y » (et c’est un membre de cette génération qui vous l’écrit). Il est fort regrettable de voir autant de stéréotypes circuler à une époque où l’on prône constamment la diversité en entreprise.

Découvrir les attentes

Le vrai sujet avec la problématique avec la génération Y, voire même la Z (née à partir de 1995), ce n’est pas de comprendre quelles sont leurs spécificités mais plutôt de démêler le vrai du faux quand on vient à se renseigner à leur propos. Oublions les compétences techniques inventées et les traits de caractères exagérés, c’est bien au niveau de leurs attentes que les Y se démarquent. Ils n’ont pas connu l’époque de plein-emploi des baby-boomers mais ne veulent pas pour autant accepter n’importe quelle mission. Ce qui les différencie c’est avant tout cette quête de sens et de cohérence dans leurs projets professionnels. Pour preuve, une récente étude réalisée par le cabinet Deloitte atteste que près d’un jeune sondé sur deux* a déjà refusé un emploi car il estimait que ce poste allait à l’encontre de ses valeurs et principes.

Replacer l’humain au cœur de sa réflexion

Quête de sens, importance des valeurs, il ne fait aucun doute que l’humain tient une grande place dans les attentes de la nouvelle génération. Pour comprendre les projets et missions qui nous correspondent, il faut avant tout comprendre qui nous sommes. Il s’agit de mieux se connaître pour mieux évoluer dans la sphère professionnelle. Et les Y se démarquent par cette attention toute particulière accordée au savoir-être. Ils veulent avoir des fonctions qui correspondent à leurs personnalités.

Est-ce vraiment un mal ? Du tout.

Est-ce que c’est une réflexion qui devrait toucher toutes les générations ? Assurément.

Occulter sa personnalité dans ses projets professionnels c’est aller à l’encontre de la personne que l’on est. C’est se placer en inconfort, en stress, voire en souffrance à long terme. Nos différences sont des forces qu’il ne faut jamais occulter mais au contraire, valoriser. Constamment.

*7 700 membres de la Génération Y dans 29 pays différents ont répondu à cette étude et fournissent aux employeurs une feuille de route précise sur leurs attentes.

Par Mathieu Salfati

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