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Le Parlement européen au chevet de la santé mentale des salariés

Dans une société de plus en plus touchée par des problématiques de santé mentale, notamment au travail, le Parlement européen appelle la Commission européenne à plusieurs mesures strictes pour limiter les risques psychosociaux en entreprise.

Le 30 oct. 2026 Illustration Le Parlement européen au chevet de la santé mentale des salariés
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Le Parlement européen au chevet de la santé mentale des salariés

Dans une société où la santé mentale n’a jamais été aussi présente, le Parlement européen a décidé de se saisir de ce sujet en appelant à une meilleure prise en compte de cette problématique avec une série de recommandations en vue d’une nouvelle proposition de législation européenne le 5 octobre dernier.

Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), plus de 840 000 personnes meurent chaque année de problèmes graves liés aux risques psychosociaux. Ainsi, les membres du Parlement européen se sont accordés, le 5 octobre dernier, sur une série de recommandations en vue d’une nouvelle proposition de législation européenne pour instaurer un cadre législatif strict portant sur la prévention des risques psychosociaux (RPS) au travail.

Reconnaître les maladies professionnelles

Face à la hausse des cas d'épuisement professionnel et aux nouveaux défis digitaux, les députés européens appellent à une responsabilisation accrue des employeurs, qui serait encadrée par la Commission européenne.

Les députés ont découpé cette résolution en quatre axes majeurs de travail. En commençant par une reconnaissance formelle et explicite des risques psychosociaux comme des maladies professionnelles.

 

Ils appuient ce point en incitant la Commission européenne à obliger les entreprises à mettre en place des politiques strictes luttant contre la violence, le harcèlement, l'intimidation et la discrimination. Ils indiquent également vouloir travailler pour une meilleure mise en œuvre de mécanismes de détection précoce et de soutien rapide pour les salariés exposés.

Engager les entreprises dans le processus

Le Parlement poursuit dans son texte voté avec l’obligation pour les entreprises de réaliser des évaluations régulières des RPS, notamment en mesurant la charge et l’intensité du travail, dans le but d’élaborer des plans d’action concrets. Identifier les sources de stress, et donc de conflits, mais aussi les périodes qui pourraient être propices à accélérer les situations difficiles, pourrait être une solution pour les limiter à terme.

Au-delà des contrôles pour le salarié, les députés ont également estimé qu’il était nécessaire d’établir une évaluation préalable pour les risques lors des grands changements que peuvent connaître les entreprises (réorganisations, passage au télétravail, intégration de l'IA et de l'automatisation…). En effet, une partie des situations d’épuisement professionnel peuvent être dûes à une évolution trop rapide et non accompagnée.

 

 

Enfin, un pan de cette recommandation évoque l’interdiction de la surveillance excessive, le maintien d’un contrôle humain et la réaffirmation stricte du droit à la déconnexion. Il a été en effet souvent noté que le burn-out peut découler d’un surmenage du salarié, qui pense devoir travailler davantage pour terminer ses tâches ou a des difficultés à gérer la limite entre sa vie privée et sa vie professionnelle.

 

Accompagner le retour à l’emploi

Il est aussi prévu dans cette série de recommandations en vue d’une nouvelle proposition de législation européenne un accompagnement sur mesure pour le retour vers l’emploi auprès des salariés absents en raison de RPS, avec par exemple un aménagement du temps de travail ou une adaptation des tâches.

Cela pour éviter un retour trop brusque et difficile pour quelqu’un qui doit se réadapter à sa situation de travail. Après un burn-out, il est vraiment nécessaire d’accompagner au mieux le collaborateur pour s’assurer d’éviter une rechute dans les mêmes comportements ou situations qui ont entraîné l’épuisement dans un premier temps.

 

Pour éviter une « société du burn-out »

Comme le souligne la rapporteure Estelle Ceulemans, l'objectif est d'éviter une « société du burn-out ». Il s'agit non seulement de préserver la santé des travailleurs, mais aussi d'endiguer la hausse importante des coûts sociaux et de santé publique.

La demande (adoptée à 413 voix pour, 210 contre et 29 abstentions) place désormais la balle dans le camp de la Commission européenne, qui dispose de trois mois pour faire part des suites législatives qu'elle compte donner ou justifier un éventuel refus. 

Avant cette décision européenne, la France avait déjà lancé une première charte en août 2025 aux côtés de l’Alliance pour la santé mentale pour inviter les entreprises à s’engager pour faire de la santé mentale un levier de performance durable et de bien-être collectif. Au niveau national, le Sénat avait également travaillé sur le sujet à partir de février 2026 mais les recommandations établies par la commission réunie n'ont finalement pas été adoptées, lors d'un vote en juillet dernier.

 

Travailler avec les outils TTI Success Insights

Il serait peut-être également utile d’identifier les problématiques, en amont comme en aval de l’épuisement professionnel, avec les outils de TTI Success Insights. L’outil Stress® pourrait par exemple être utilisé dans le diagnostic régulier des salariés dans le but de détecter les situations d’épuisement professionnel avant qu’elles ne s’aggravent.

Pour anticiper les RPS, les autres outils, comme le DISC®, le WPMOT® ou encore le PTSI®, permettent d’adapter la communication et le management à chaque collaborateur, écartant la possibilité de conflits qui pourraient s’étendre sur le long terme et affecter psychologiquement les employés.

Pour aller plus loin, il est possible de lire notre article sur le rôle des soft-skills dans le burn-out.

En comprenant comment chacun communique et travaille, les conflits peuvent être évités ou résolus plus simplement. Les outils TTI Success Insights peuvent être une véritable ressource dans ces situations difficiles pour avancer en limitant les RPS.

Pour découvrir les outils cités dans cet article, retrouvez les ressources et outils disponibles sur le site internet de TTI Success Insights.

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